Miscellanée de réflexions

[04-2008] Un nouveau pas vers la connaissance universelle

31 mai 2011 | Pas de commentaire

Wikipedia existe depuis plusieurs années maintenant, et ce avec un succès aussi massif que justifié vu la grande qualité globale du contenu généré par l’utilisateur. Bon, selon les langues les approches diffèrent un peu : plus encyclopédique et « sérieuse » pour la version francophone – donc plus limitée et restrictive, mais avec une volonté d’arriver à quelque chose d’abouti – ; totalement libre dans les sujets pour la version anglophone – ce qui peut également avoir un grand intérêt.

Le reproche récurrent qui était fait à Wikipédia était de n’avoir dans la majorité des articles que peu d’approfondissements directs – à la façon d’une Encyclopedia Universalis – , disons que ça manquait beaucoup de constance – c’est toujours le cas – dans la qualité générale des sujets, la plupart des articles étant bien plus des ouvertures sur les sujets, manquant souvent d’exhaustivité.

Mais une nouvelle étape a été franchie récemment vers l’utopie que représente la Connaissance Universelle, qui complète à merveille un projet comme Wikipédia : le MIT – université de Boston connue pour ses nombreux Nobel en sciences et techniques, qui sont ses spécialités – a fini de mettre en ligne depuis décembre 2007 la totalité de ses cours et exercices dans tous les domaines – de l’histoire et la littérature à la physique – , un projet commencé en 2002. Et bien sur, c’est complètement gratuit. De plus, en partenariat avec la société anglo-néerlandaise Elsevier, des milliers d’études issues des nombreuses publications scientifiques du groupe viennent compléter les cours. Toujours gratuitement.

Un pas est fait en ce sens que c’est un enseignement de très haut niveau qui est mis à disposition gratuitement du grand public, étant le parfait pendant « expert » et surtout d’une qualité d’appronfondissement très élevée sur les sujets dans lesquels le MIT est spécialisé. Par ailleurs, ce projet semble faire des émules, et je l’espère arrivera bien aux oreilles des facultés françaises qui pourraient elles aussi innover en la matière, ça nous changerait de ne pas avoir 10 ans de retard au niveau institutionnel – en dehors des impôts bien sûr – sur les nouvelles technologies. Rater le coche de ce genre de projets d’accessibilité à la connaissance c’est rater une bonne occasion d’améliorer son image et sa réputation, faudrait y penser si on veut mettre de la compétition entre établissements de l’enseignement supérieur.

Franchement, qui eut crû que l’accès universel à la connaissance serait la première grande utopie humaine à prendre le chemin de la réalisation ?

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