Miscellanée de réflexions

La paix des profondeurs, d’Aldous Huxley

21 décembre 2009 | Pas de commentaire

Question : comment combiner la croyance que le monde est dans une large mesure illusoire avec la croyance qu’il n’en est pas moins essentiel d’améliorer l’illusion ?

Aldous Huxley,

La paix des profondeurs ( “Eyeless in Gaza” en VO)

Aldous Huxley, génie déprécié et encore largement incompris, nous donne à lire cette pertinente sentence dans son livre le plus autobiographique (tellement, à vrai dire, que nombre de ses proches lui en voulurent) . En effet, lorsqu’on “sort” de l’illusion de Réalité, que l’on s’aperçoit qu’il existe autant de Réalités et de Vérités que de locuteurs (et qu’il est impossible de les départager dans l’immense majorité des cas, les sciences humaines étant ce qu’elles sont) , le défaitisme anticipateur n’est pas loin. Pourtant, même s’il semble alors vain de vouloir “changer le monde” ou même plus simplement les perceptions de nos contemporains, la croyance en la possibilité de sortir l’espèce de l’illusion est capitale ; car même si ce ne serait que pour convaincre une seule personne tout au long de sa vie, cet accomplissement (si faible soit-il) rendrait à cette vie la peine d’être vécue.

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